
enjoué
« Se cacher est un plaisir, mais ne pas être trouvé est une catastrophe... »
made by malhaire
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--classification--
il y a 18 jours
C’est comme un anneau de bois,
Pour la fin de la saison
Le chemin d’une autre fois,
Tant de rêves à l’unisson.
Mais, se délester de tout,
Du temps, des habits de chair,
N’est qu’un courage à genou
Se jurant à cet hiver.
J’irai conjurer le sort
M’amputer de ma béance
J’irai vivre un peu plus fort
Profaner de longs silences.
Et demain, sentir encore
Le regain de tous mes sens
Est-on plus vivant, que mort ?
Les printemps de renaissance…
C’est se réveiller chez soi,
D’une belle migration ;
Tout mon être à chaque fois
S’éprend d’autant de sillons.
Mais, me dérober de tout
Me confondre à la poussière
N’est qu’un soupir, un dégoût
Des ombres où peu de lumières…
il y a 18 jours
"La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre. Ainsi, le mouton, sur le flanc, dans le pré, agonise et broute encore..."
Extrait; Céline.
il y a 21 jours
C’est le naufrage d’un colosse … la France perd son triple A… On parle d’une avalanche d’erreurs humaines… Faut-il minorer l’importance de l’événement ?... L’équipe semblait bien légère, mal préparée… Peut-on parler de circonstances aggravantes ? Le chef de l’état, dès le début de son quinquennat n’a fait qu’ouvrir les vannes des dépenses… Des procédures n’ont pas été respectées, le capitaine a quitté le navire… Ce n’est pas la déchéance d’un pays, mais celle d’une politique…
Touché, coulé !!!
il y a 26 jours
Belliqueuse,
Accrocheuse,
Elle ne cède pas.
La poisseuse,
Insidieuse,
S’entiche de moi.
L’immonde sangsue,
Logée dans mon cœur ;
Elle me garde à vue,
Mais le temps nous meurt.
La putain dévêtue,
Nourrie de mon corps,
A l’âme épandue ;
Elle m’offre le sort.
Enjôleuse,
Accrocheuse,
Elle ne m’aime pas.
Tourmenteuse,
Nauséeuse,
Qu’a-t-elle fait de moi ?
Cynique infamie,
Quand tombé si bas,
Elle me laisse en vie ;
Je n’en voulais pas.
La traînée, devenue,
Se fout de ma gueule ;
C’est quand on ne peut plus,
Qu’on se sent si seul.
il y a 26 jours
« Et j’ai essayé d’écouter encore parce que le procureur s’est mis à parler de mon âme. Il disait qu’il s’était penché sur elle et qu’il n’avait rien trouvé, messieurs les jurés. Il disait qu’à la vérité, je n’en avait point, d’âme, et que rien d’humain, et pas un des principes moraux qui gardent le cœur des hommes ne m’était accessible. Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu’il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu’il en manque. Mais quand il s’agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du cœur qu’on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber. »
Albert Camus
il y a 1 mois
Je prends des chemins rassurants
Pavés de peine et de remords
Aussi loin que la nuit me ment
Je vais, et l’ennui me dévore
Je vêts des peaux de solitudes
Les haillons d’une vie manquée
Je vais, des sentiers d’habitudes
Moquer ma mémoire emportée
Je saisis des airs familiers
Les remous de nos sentiments
Les va-et-vient que je connais ;
J’ai si peur du monde à présent…
Que sont mes chemins désappris ?
L’oubli, tel un dernier rempart
Je sais la couleur de la nuit ;
Je voudrais changer mon histoire.
Trouver des sentiers inconnus
Le goût d’une vie libérée
Il est des rêves révolus
Et ma mémoire inachevée
made by malhaire
--classification--
L’histoire fait qui l’on est
Des autres jours aussi
Des anges ont essayé
Mais les ailes ont failli
J’ai le cœur à pleurer
Tout un être de pluies
Et des cordes nouées
J’ai le sort à mon cou…
Oh, j’ai tant essayé
Mais de toute mon âme
Peut-on tant se blesser
Qu’on épuise nos larmes ?
Là, je laisse tomber
Des pluies, des pleurs aussi
Je suis si loin de vous
Je ne suis, jamais « nous ».
Les autres ont fait de moi
Un dégoût de nos vies
Des coups, mais pas à pas
L’homme que je ne suis
J’ai le cœur à tomber
Ma fenêtre en sursis
Une corde à sauter
Et le sort à mon cou.
Oh, j’avais tant rêvé
Pouvoir aimer la vie
Mais elle fait ce qu’on est
Et les autres, ma nuit.
Là, je laisse tomber
L’espoir et mes envies
A part, et c’est bien tout
Que serai-je d’un « nous »?
commentaires
douggy - posté le 23/11/2011 à 22:01:55C'est ce que je disais: j'aime tes écrits. Très joli texte! Bonne nuit.biz
Partager nos solitudes,
Tisser d’improbables liens,
Quelques lignes d’écritures,
Mais qu’avons-nous en commun ?
Las, de nos vies empêchées,
De nos failles indociles,
Je pourrais « Crier la vie »,
Aimer ce « Cadavre Exquis ».
J’ai un havre de douleurs,
L’oxymoron de mon cœur,
Je suis un « lonely maker »,
Faiseur de rêves et de pluie…
Je suis « lonely forever »,
Mais redites-moi ces heures,
Notre “Merveilleux Malheur”,
Aimer la vie,
Même si…
Disséminer nos secrets,
Et ce hasard augurant,
Ou quelques vers emportés,
Ne serait rompre les vents….
J’ai des « silences éloquents »,
Tant de plaisirs décharnés ;
Qu’une aile pourrait m’envoler,
L’autre,
Me défenestrer…
Ludivine,
Tu me dis,
Que les autres sont méchants,
Enfantine,
Je le sais,
Nos cœurs ne sont pas si grands.
Je devine,
Qu’ils ont dit,
Que tu n’es pas très jolie,
Sibylline,
Ils badinent,
Des maux de la moquerie.
Tu t’inclines,
Et me dis,
« Tous les enfants sont méchants »,
Ils affirment,
Par devant,
Qu’on peut-être différent…
Anodine,
Eux maudits,
Tous les autres sont déments,
Ils t’abîment ;
Je ressens,
Que ton cœur est bien plus grand.
Ludivine,
Tu me dis,
Qu’on est bien seul au-dedans,
Tu dessines,
Et j’apprends,
Tes paysages autrement.
Je devine,
Qu’ils t-ont dit
Qu’en toi danse la folie,
Je m’incline,
Et te dis,
Que tu es bien plus jolie…
Chacun s’enfuit, le monde est gris quand la nuit meurt
On s’en relève, tout s’en remet, peut-être pas…
La rémission ; des sentiments à contrecœur
Qui fait semblant d’être aussi beau, tombé si bas ?
Chacun sourit des fourberies, c’est audacieux
Nos inconscients sinueux refoulent impunément
La soumission ; le choix des plaisirs fallacieux
La folie guette, ce sont des coups que l’on s’éprend…
Pauvre nature humaine et froide
Toi, si fragile ou combative
Tu nous déguises, ne nous dissuades
De nos névroses allusives
Tu te soulèves, on se replie
D’un revers de main, tu esquives
Des brutalités, ta folie
Et mon entité se divise.
Chacun s’étale un peu plus fort, un peu moins mort
On se soumet, on se soulève, on ne dit pas…
L’âme est illisible à ces yeux qui nous dévorent
Les sourires ont des ombres que je ne sais pas.
Chacun sa vie, le cœur brisé, anéanti
Je somatise, tu t’analyses et rien ne va
Schizophrénie, mon apathie n’est qu’un ennui
La solitude est un chagrin, peut-être pas…
Commentaires
lueurdevie - posté le 07/12/2011 à 20:02:13J'aime beaucoup !
Margo - posté le 07/12/2011 à 20:06:11
Excellent comme toujours. Grand plaisir de te lire!
ydobon - posté le 07/12/2011 à 20:56:17
Exprimer ce que l'on ressent ne se lit pas impunément.
Une sincérité libératrice de tourments traverse allègrement nos écrans; prenant le risque d'être incomprise au moins est-elle une thérapie, peut être...
lyly12 - posté le 07/12/2011 à 22:09:24
Malhaire, maux magnifiques
où scruter l'âme est douleur.
Là, les mots ne sont pas façade.
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